La créatrice

Au départ, il y avait ce besoin constant de créer, de toujours manipuler un objet pour le transformer. Que ce soit en tortillant le fil du bouchon de champagne pour en faire un cheval ou un chat, en pliant une serviette en papier pour la transformer en avion ou en cygne, ou encore en transformant une paille en nœud papillon, l’envie de créer ne me quittait jamais.

J’ai toujours été fascinée par les bijoux. Je conseille souvent à mes stagiaires d’être honnêtes dans leurs présentations, plutôt que d’utiliser des phrases clichés comme « d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été passionnée par les bijoux ».
Pourtant, c’est vrai dans mon cas, et j’ai des preuves :

– Preuve à venir : Une photo de moi à 7 ans, perchée en haut d’un sapin, couverte de bijoux (pas le sapin, moi !). Un vrai garçon manqué, mais avec féminité. Dès que ma mère retrouve cette photo, je la partagerai ici.

– Preuve N°2 :  Une autre photo de moi à 3 ans, à peine visible derrière un monticule de bracelets.

– Preuve N°3 : Une anecdote familiale selon laquelle, à 3 ans, j’aurais suggéré à ma tante de me léguer son « beau collier ». Bien que je ne me souvienne pas de cette remarque, je me rappelle très bien de ce collier :). Longue vie à toi, Taty !

– Preuve N°4 : Mes tables de multiplication. Le lien ? Devant mon obstination à ne pas les apprendre, mes parents m’ont promis une paire boucles d’oreilles en argent et turquoise (j’ai encore très nettement le modèle en tête :)), en deux jours je les connaissais par cœur.

Ensuite, il y a eu des déclics.

A mes 23 ans, ma grand-mère m’a offert une petite valise en osier remplie de perles trouvées lors d’une brocante, convaincue que j’en ferai bon usage. Elle avait raison.
Quelques mois plus tard, ma sœur m’a offert un livre sur la fabrication de bagues en perles.
Depuis, je n’ai jamais cessé de « bijouter ». Cela fait maintenant 20 ans que je crée des bijoux.

Pendant dix ans, j’ai occupé des fonctions administratives tout en créant des bijoux le soir et les week-ends pour répondre aux commandes obtenues principalement grâce au bouche à oreille.
Finalement, j’ai décidé de me lancer à titre professionnel (ma première marque n’étant plus d’actualité, je préfère ne pas la mentionner ici).

J’ai ensuite fondé l’organisme de formation « L’AB – L’Atelier à Bijoux », délaissant peu à peu ma propre collection.
Aujourd’hui, je ressens de nouveau le besoin de créer. Sans oublier L’AB, j’embarque avec moi dans cette nouvelle aventure certaines de mes stagiaires qui souhaitent créer des bijoux sans pour autant créer une entreprise. 

Ma passion pour la bijouterie et mon engagement à partager ce savoir-faire sont au cœur de tout ce que je fais.
Je suis fière de cette aventure et impatiente de voir ce que l’avenir nous réserve.